Par la troupe de théâtre éCOlisée

Antigone hurle !

Elle gueule qu’elle est libre !

Libre de ses choix, de ses actes, de sa vie.

Envers et contre tout, elle décide d’enterrer son frère Polynice, alors que cela a été interdit par le roi Créon. Elle sait pourtant que pour lui seule Thèbes compte, seul le bien de l’Etat, au détriment de la liberté qu’il emprisonne puis tue froidement, mais avec raison. Il a raison, non ?

Extrait :

Créon. – C’est peut-être ce que je devrais faire après tout, tout simplement, te tordre le poignet, te tirer les cheveux comme on fait aux filles dans les jeux.

Il la regarde encore. Il redevient grave. Il lui dit tout près.

Je suis ton oncle, c’est entendu, mais nous ne sommes pas tendres les uns pour les autres, dans la famille. Je ne suis pas tendre, mais je suis délicat ; j’aime ce qui est propre, net, bien lavé. Tu crois que cela ne me dégoûte pas autant que toi, cette viande qui pourrit au soleil ? C’est ignoble, et je peux même le dire à toi, c’est bête, monstrueusement bête, mais il faut que tout Thèbes sente cela pendant quelque temps. Tu penses bien que je l’aurais fait enterrer, ton frère, ne fût-ce que pour l’hygiène ! Mais pour que les brutes que je gouverne comprennent, il faut que cela pue le cadavre de Polynice dans toute la ville pendant un mois.

Antigone. – Vous êtes odieux !

Créon. – Oui mon petit. C’est le métier qui le veut.

BANDE-ANNONCE PROVISOIRE

ANTIGONE

De Jean Anouilh.

Mise en scène de

Renée & Stéphane Simonet.

18 et 19 mai à 20 heures

25 et 26 mai à 20 heures

20 et 27 mai à 15 heures

Univers@lle, Châtel-St-Denis

Résumé

Antigone est la fille d’Œdipe et de Jocaste, souverains de Thèbes. Après le suicide de Jocaste et l’exil d’Œdipe, les deux frères d’Antigone, Étéocle et Polynice se sont entretués pour le trône de Thèbes. Créon, frère de Jocaste est – à ce titre – le nouveau roi et a décidé de n’offrir de sépulture qu’à Étéocle et non à Polynice, qualifié de voyou et de traître. Il avertit par un édit que quiconque osera enterrer le corps du renégat sera puni de mort. Personne n’ose braver l’interdit et le cadavre de Polynice est abandonné à la chaleur et aux charognards.

Seule Antigone refuse cette situation. Malgré l’interdiction de son oncle, elle se rend plusieurs fois auprès du corps de son frère et tente de le recouvrir avec de la terre. Ismène, sa sœur, ne veut pas l’accompagner car elle a peur de Créon et de la mort.

Antigone est prise sur le fait par les gardes du roi. Créon est obligé d’appliquer la sentence de mort à Antigone. Après un long débat avec son oncle sur le but de l’existence, celle-ci est condamnée à être enterrée vivante. Mais au moment où le tombeau va être scellé, Créon apprend que son fils, Hémon, fiancé d’Antigone, s’est laissé enfermer auprès de celle qu’il aime. Lorsque l’on rouvre le tombeau, Antigone s’est pendue avec sa ceinture et Hémon, crachant au visage de son père, s’ouvre le ventre avec son épée. Désespérée par la disparition du fils qu’elle adorait, Eurydice, la femme de Créon, se tranche la gorge. Créon, lui, retourne à ses occupations de roi comme si de rien n’était.

Temps avant la première représentation

Jour(s)

:

Heure(s)

:

Minute(s)

:

Seconde(s)

Biographie

L’écrivain et dramaturge français, Jean Anouilh, est né à Bordeaux le 23 juin 1910. Son père est tailleur et sa mère musicienne.

En 1923, Anouilh se découvre une passion pour le théâtre alors qu’il étudie au lycée Chaptal. Il est ensuite frappé par les œuvres de deux personnalités marquantes : Les Mariés de la tour Eiffel de Cocteau en 1921, et Siegfried de Giraudoux en 1928.

Anouilh travaille d’abord dans une agence de publicité, pendant deux ans. A ses côtés, Jean Aurenche, Jacques Prévert. En 1929 et 1930, Jean Anouilh devient secrétaire pour le comédien Louis Jouvet, alors que ce dernier officie à la Comédie des Champs-Elysées. Mais leur relation de travail est très tendue, d’autant que Jouvet sous-estime beaucoup les capacités et attentes littéraires de Jean Anouilh.

En 1931, il se marie avec Monelle Valentin, qui incarnera notamment Antigone en 1944. Ils ont une fille en 1934, qui sera elle aussi comédienne, et créera la pièce que son père lui a tout spécialement écrite, Cécile ou l’Ecole des pères (1954).

En 1953, Jean et Monelle divorcent. Anouilh se remarie avec Nicole Lançon, une autre comédienne. Non seulement ils travaillent ensemble, mais ils vont avoir trois enfants.

En 1932, la première pièce d’Anouilh connaît un échec : il s’agit d’Humulus le muet. Quelques mois plus tard sort L’Hermine.

Mais il faut attendre 1937 pour que Jean Anouilh connaisse son premier véritable succès littéraire, avec le triomphe du Voyageur sans bagage au théâtre des Mathurins.

En 1938, le dramaturge connaît à nouveau le succès avec le Bal des voleurs. C’est le début d’une longue et prolifique collaboration avec André Barsacq, son metteur en scène et conseiller pendant plus de quinze ans.

Mais surtout, Anouilh crée Antigone le 4 février 1944, au théâtre de l’Atelier. Sa pièce majeure est inspirée par la situation de la seconde guerre mondiale et de l’Occupation allemande, et n’a jamais cessé d’être reprise depuis.

Sans pour autant avoir de position officielle durant le conflit, Anouilh va déclarer la chose suivante : « L’Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l’ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre ». En effet, le mythe d’Antigone vient d’abord des Grecs antiques, et plus spécifiquement de la tragédie écrite par Sophocle.

Mais en temps d’occupation, la jeune Antigone devient le symbole de la Résistance. La postérité fera un triomphe à cette pièce, désormais la plus jouée de l’écrivain.

Lorsque la guerre s’achève, Anouilh s’insurge contre l’épuration. Il se joint par exemple à de nombreux intellectuels et célébrités de l’époque (Camus, Mauriac, Colette…) pour sauver Brasillach, et écrit en 1945 : « J’avoue avoir une certaine compassion pour les vaincus et redoute les excès de l’épuration ».

L’écrivain écrit beaucoup dans la période qui suit, et les succès vont s’enchaîner : L’Invitation au château, L’Alouette, Pauvre Bitos ou le Dîner de têtes et Beckett ou l’Honneur de Dieu.

Anouilh meurt le 3 octobre 1987 à Lausanne.

En plus de ses propres œuvres, l’écrivain a traduit et adapté plusieurs pièces d’auteurs étrangers, dont : (1952) Comme il vous plaira et Le Conte d’hiver de Shakespeare (1954), Il est important d’être aimé d’Oscar Wilde (1957), La Nuit des Rois de Shakespeare (1962), L’Amant complaisant de Graham Greene (1965), Richard III de Shakespeare.

De même, Anouilh a travaillé en tant que scénariste et dialoguiste sur plusieurs projets :
1937 : Le Gagnant d’Yves Allégret

1937 : La Citadelle du silence de Marcel L’Herbier

1948 : Anna Karénine de Julien Duvivier …

Il a de même participé à des opéras, soit parce que ses pièces étaient adaptées, soit pour le livret.

LES COMÉDIENS

spectacle d'éCOlisée, c'est ...

Metteurs en scènes

Cuisiniers

Sponsors

Représentations

Enseignants

Élèves

Spectateurs

Heures de travail

REMERCIEMENTS

Sponsors officiels Association des communes
Mise en scène et direction de la troupe Renée et Stéphane Simonet
Assistants à la mise en scène Jonathan Hofer
Affiche Christophe Genoud
Scénographie Christophe Genoud, Stéphane Simonet, Renée Simonet
Décors Les élèves, Yves Allemann, Christophe Genoud, Luc Savoy, Mathias Clerc, Pierre Vial, Jessica Roch et Philippe Peuker
Costumes Renée Simonet
Sponsoring et contact avec la commune Jean-Daniel Nanzer et Eric Berthoud
Intendance et Billetterie Eric Berthoud, Catherine Huotari, Sidonie Mory et Stéphane Simonet
Lumière et son Pierre-Alain Vannaz, Maxime Jan et Isaac Genoud
Dossier pédagogique Mathilde Carron, Virginie Dufour, Cédric Gschwind, Edmond Rey, Céline Granges-Volery, Orianne Evrard, Baptiste Gremaud, Julien Bertschy, Christian Emery, Jessica Roch, Pierre Vial, Sylvianne Girard, Céline Genoud et Philippe Peuker
Couverture médiatique Pierre Vial et Stéphane Simonet
Cuisine aux camps Jessica Roch et Marie-Claude Haldemann, Virginie Dufour, Pierre Vial
Intendance durant les spectacles Les classes de 11ème année du CO !
Maquillage et coiffures Renée Simonet et Cléa Voisard, Léana Lemaire et Eloïse Genoud
Photographie Philippe Peuker et Grégoire Dewarrat
Bande-annonce Julien Girardin, Benoît Koller et Jérémie Burgy
Site internet, planification des places et libretto Alexandre Burgy

Film du spectacle

Cuisine et buvette

Grégoire Dewarrat, Laurent Didenko et Alexandre Burgy

Nadia Ruffieux, Alain Gaillard et Jean-Paul Bochud

Aides à la formation des comédiens Simon Angeloz, Cléa Voisard, Eloïse Genoud, Léana Lemaire et une dizaine d’anciens d’éCOlisée
Aides diverses LES ANCIENS, Samuel Torche, Eric Morel

 

Réservations des places auprès du secrétariat du CO de la Veveyse

021 948 81 21

Soutenez la troupe éCOlisée en achetant un t-shirt souvenir à fr. 20.- la pièce

(à payer sur place, le jour de la représentation)

Passez commande de ce t-shirt basé sur l’affiche de Christophe Genoud en remplissant le formulaire ci-dessous jusqu’au 4 mai en précisant la quantité, la/les tailles (S, M, L, XL) et la/les couleurs désirées. Passé cette date, il ne sera plus possible d’effectuer de tirages supplémentaires auprès de notre imprimeur Serge Curchod de www.logopub.ch à Bossonnens.

Formulaire de commande de t-shirts

1 + 11 =